Les énergies fossiles, à quel prix ?
December 08, 2021

Grandes émettrices de CO2 et souvent écologiquement désastreuses à produire, les énergies fossiles sont pourtant omniprésentes dans notre quotidien et dans notre économie. Alors que la fourniture de pétrole et de gaz conventionnels bon marché décline, la demande en énergie continue elle à augmenter. Il est clair que notre dépendance aux énergies fossiles ne peut se prolonger indéfiniment ; y renoncer constitue un défi d’autant plus essentiel à relever que les réserves d’énergies fossiles ne sont pas inépuisables.
Énergies fossiles : de quoi parle-t-on ?
Les énergies fossiles naissent de la décomposition, pendant des millions d’années, de matières vivantes issues du sous-sol terrestre. Le pétrole, le charbon et le gaz sont les principales énergies fossiles communément admises.
Ce sont des énergies dites « non renouvelables », puisqu’une fois consommées, elles ne peuvent être régénérées qu’à l’échelle des temps géologiques.
Énergies fossiles, sources de tensions
La soif d’énergie dans les pays développés ne diminue pas alors que la demande dans les pays émergents tels que la Chine, l’Inde ou le Brésil explose. Cette compétition pour les ressources fossiles est une source de tension internationale et potentiellement de conflit. Les énergéticiens cherchent à combler cet écart avec des sources non conventionnelles de pétrole et de gaz, comme les gaz de schiste ou les huiles en eaux profondes telle la plateforme Horizon Eaux Profondes de BP ou encore les sables bitumineux canadiens. Mais ceci entraîne un coût sans précédent, et pas seulement en termes économiques.
Mais l’exploitation de ce type d’énergie fossile entraîne un coût sans précédent, pas seulement en termes économiques…
Désastre écologique
L’exploitation et la consommation d’énergies fossiles ont un impact considérable sur l’environnement. Ces énergies sont émettrices de dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre en grande partie responsable des changements climatiques. Le transport de pétrole est à l’origine de nombreuses marées noires, suite au naufrage de pétroliers ou de fuites d’une plateforme offshore par exemple, ainsi que de pollutions terrestres, du fait de l’érosion d’un oléoduc par exemple.
L’exploitation d’hydrocarbures d’origine non conventionnelle génère des pollutions chimiques massives des eaux et entraîne une demande insoutenable sur les ressources en eau potable, avec des impacts sévères sur la biodiversité et les services rendus par les écosystèmes. Techniquement plus complexes à extraire, les hydrocarbures non-conventionnels émettent plus de GES que leurs équivalents conventionnels. L’extraction du gaz de schiste, par exemple, nécessite la fracturation hydraulique de la roche, une technique très émettrice en méthane, un GES plus polluant encore que le CO2. Cette technique est par ailleurs très gourmande en eau.
Plusieurs réserves de pétrole et de gaz, ainsi que des mines de charbon, sont situées dans certains endroits remarquables en termes de biodiversité, tels que les forêts tropicales et l’Arctique. Ces régions qui sont vitales pour les services de l’écosystème dont nous dépendons tous, de la fourniture en eau potable jusqu’à une atmosphère respirable.
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